
La liberté religieuse à l'école, cinquante ans après la loi Debré
Cinquante ans après la loi Debré instaurant les établissements privés sous contrat, l'enseignement catholique prospère, mais son identité peine à faire connaître sa différence. La loi du 31 décembre 1959 mettait fin à une injustice : l'Etat prenait en charge le salaire des enseignants en échange notamment du respect des programmes. Avec 2 millions d’élèves, l’enseignement catholique est aujourd’hui un acteur incontesté du paysage scolaire. Mais a-t-il su préserver son « caractère propre » ? Sa participation au « service public » dans le contexte d'une sécularisation accélérée de la société semble avoir noyer sa liberté d'éducation, au profit d'un modèle sécurisant mais sans âme.
Pourquoi les effectifs de l'enseignement catholique sont-ils toujours contingentés, comme si l'école catholique était interdite par décret anti-catholique à 80 % des jeunes Français ? Le compromis de 1959 permet-il aux chefs d'établissements qui le souhaitent d'être pleinement libres, par exemple pour choisir leurs professeurs ? L'avenir n'est-il pas vers un enseignement catholique à plusieurs vitesses pastorales, officiellement admises ?
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