Albert le Grand naît à la fin du XIIe siècle en Souabe. Pour poursuivre ses études, il gagne l'Italie et y apprend la médecine, les sciences naturelles et les arts libéraux (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, musique, géométrie, astronomie). A Bologne, il a le désir d'entrer chez les Dominicains, ce qu'il fait malgré l'opposition de sa famille.
A partir de 1228 il étudie la théologie à Cologne et commence à y enseigner comme ensuite à Hildesheim, Fribourg-en-Brisgau, Ratisbonne, Strasbourg et Paris. Son constant souci est d'adapter la pensée d'Aristote à la pensée chrétienne. L'intégralité des textes aristotéliciens ne parvient en effet que tardivement dans l'occident chrétien, grâce aux commentateurs arabes tels Avicenne et Averroès et juifs tel Moïse Maimonide. La grande question qui se pose alors au XIIIe siècle est celle de la compatibilité des sagesses païenne et chrétienne. Saint Albert le Grand manifeste par toute son œuvre l'harmonie du savoir humain, comme un peu plus tard son grand disciple et ami saint Thomas d'Aquin. "Par son exemple magnifique, il nous avertit qu'entre la science et la foi, entre la vérité et le bien, entre les dogmes et la sainteté, il n'existe aucune espèce d'opposition". (Pie XI ln thesaurus sapientiale, le 16 décembre 1931). Aussi saint Albert le Grand a-t-il montré une incessante curiosité d'esprit et a considérablement enrichi les sciences naturelles de son époque. Il a été ainsi déclaré patron de tous ceux qui cultivent les sciences naturelles par le pape Pie XII en 1941.
Mais saint Albert le Grand ne fut pas seulement un grand savant et contemplatif. Plusieurs fois, on lui demande d'arbitrer des conflits religieux ou politiques.
Il meurt le 15 novembre 1280, assis, au milieu de ses frères et est béatifié en 1622. En 1931, Pie XI proclama saint Albert le Grand docteur de l'Église universelle.